Le vignoble d'Herlaimont

Publié le par Brunet roger

Le vignoble d'Herlaimont, appartient à la Fondation TERVIGNE. Cette société fut créée par M. François DUBOIS, ancien président des "Amis du Château de Trazegnies" (décédé en 1979).

 

M. François DUBOIS, Président des "Amis du Château de Trazegnies"

 
Historique du vignoble.
La surprise
Si vous participez à une visite du Terril n°7 sur le territoire de Chapelle-lez-Herlaimont, vous serez ravi de parcourir les boisements qui donnent l'illusion d'un site des Ardennes.
Mais en arrivant au sommet, votre surprise serait grande en pénétrant dans un enclos où, non seulement, les très beaux produits du verger et du jardin vous tenteraient, mais où vous seriez complètement dépaysé en trouvant un vignoble d'environ 1 Ha. de très belle croissance et entretenu impeccablement.
 
 
Comment cela est-il arrivé ?
Monsieur François DUBOIS, qui avait acquis vers 1968 le terril n° 7 aux charbonnages de Mariemont-Bascoup, entreprit des expériences d'aménagement sylvicole. Au début, il se demandait quelles seraient les essences qui réussiraient, mais rapidement, il en est à se demander s'il y en avait qui ne pousseraient pas !
 
 
Le vignoble à ses débuts.
 

 

Une autre vue du vignoble à ses débuts .
 
Lors des études qu'il mena sur la riche flore du terril en question, le Professeur DUVIGNEAUD, de l'Université Libre de Bruxelles, spécialiste de grande renommée en écologie végétale, avait notamment remarqué, du côté sud, des graminées de climat sub-méditerranéen et sur le versant nord, des plantes d'origine boréale.
De plus, Monsieur DUBOIS, avait eu écho, plusieurs années auparavant, qu'un Italien avait planté quelques pieds de vigne sur un bout de terril du Borinage.
Cela étant, le manque d'écho sérieux que les autorités ministérielles accordaient aux expériences concluantes de boisement des terrils par des moyens simples, l'incita, par dépit, à prouver qu'on pouvait même y développer des cultures beaucoup plus évoluées.
D'ailleurs, il eut anciennement des vignobles à maints endroits en Belgique et de nombreux lieux dits ou noms de famille en sont dérivés.
C'est ainsi qu'il y avait à Trazegnies un lieu dit "le Vignois".
Dans un de ses livres intitulé "Toponymie de la Commune de Trazegnies" le regretté M. Léonce DELTENRE, historien de la localité, donne les renseignements suivants :
"Prairie, ditte au Vignois (1720)", elle contenait trois bonniers. Vignois : "Vignoble" - La vigne se cultivait couramment dans la localité au XVIe siècle. Une ordonnance du baron de Trazegnies édicte en 1523 : "Quiconque a ce jour en avant serat trouvez faisant foulte (faute, délit) de nuit ou de jour soit es jardin, paturaiges, vingnes ou en quelqz autre lieu…".
Toutes ces raisons expliquent que Monsieur François DUBOIS commença en 1972 à abattre les bouleaux qui poussaient sur le plateau supérieur du terril et à niveler le terrain. Ensuite, en 1972, il planta 12 ares de vigne, pour les doubler en 1973 et atteindre 1 Ha. en 1974, après avoir constaté les belles promesses corroborées par d'autres vignerons expérimentés.
 
Vue du vignoble en hiver.
 
 
Des conditions favorables.
Il s'agit d'un terril à sommet relativement plat, ce qui a permis une mécanisation modeste, devenue indispensable.
Bien entendu le vignoble se trouve à l'exposition sud.
C'est la réussite qui a fait ressortir les motifs du succès.
Les voici en résumé:
 a). Les schistes carbonifères contiennent les éléments nécessaires à la végétation. On a réalisé les analyses du sol qui ont révélé une acidité faible et régulière, une teneur en azote moyenne, une déficiente en acide phosphorique, une bonne richesse en potasse et en magnésie, une absence de sulfure. La vigne s'accommode parfaitement des terres maigres, acides et elle pousse très facilement sur un terrain schisteux. Un dicton wallon de la région de Huy ne dit-il pas : "l'aga, c'est l'arsène des vignes" (le schiste, c'est le fumier des vignes) ?
b). En fonction du principe physique selon lequel les corps noirs absorbent les rayons calorifiques, le sol du terril qui est gris foncé à noir constitue un capteur solaire efficace.
On a enregistré, pendant un an, les températures sur le plateau supérieur sur lequel est planté le vignoble par rapport au pied du terril et on a constaté de 2 à 4 degrés de plus.
c). Les schistes constituent de véritables accumulateurs de la chaleur émise par le soleil et la dissipation énergétique s'effectue lentement : la vigne bénéficie d'un système naturel d'accumulation de chaleur.
 
Une belle grappe pour un bon vin.
 
d). Le sol du terril est fortement "caillouteux" et il ne retient qu'une faible quantité d'humidité par rapport aux sols argileux ou limoneux. Le terril est un véritable percolateur d'eau et les racines de la vigne qui sont ordinairement longues (de 10 à 15 m) plongent dans le sol qui est très meuble et bien aéré pour trouver l'eau qui leur est nécessaire. Au plus chaud de l'été, il reste une certaine humidité dans la terre, sans qu'il ne fasse jamais trop humide, la vigne détestant cela.
e). Le choix judicieux des cépages était capital. On a cultivé la vigne en Belgique depuis très longtemps. Il est permis de penser que les Romains qui donnèrent un essor extraordinaire à la culture de la vigne en Gaule établirent des vignobles dans la vallée de la Meuse. Dès le début du VIIème siècle, la viticulture était bien implantée à Amay. Le vignoble de Vivegnis, au nord de Liège, était déjà réputé ancien au IXème siècle ainsi que le vignoble hutois qui appartenait, en partie, à l'Evêque de Liège.
A partir du XIVème siècle, on trouve des vignobles à Huy sur toute la rive gauche, en plaine et sur toute la rive droite. La vigne était cultivée en aval vers Ampsin et Amay. L'abbaye de Val Saint Lambert, dès le XIVème siècle, possédait aussi des vignes. Du XVème au XVIIème siècle, la carte de Belgique signalant les communes où la vigne était cultivée s'étend dans la vallée de la Meuse, d'Hastière à Maastricht et aussi dans le Limbourg. Les vignobles se réduisirent comme une peau de chagrin au XIXème siècle par suite de l'extension des cultures maraîchères, du développement industriel, de l'amélioration des voies de communication qui permit aux vins étrangers d'affluer chez nous, de la Révolution française qui mit en vente de nombreux vignobles monastiques.
Le cépage le plus répandu était le Pinot Noir ; en plus faible quantité, le Pinot Gris et le Chasselas.
 
 
 
Monsieur DUBOIS s'intéressa aux vignobles d'Alsace, de la Moselle, de la Champagne et du Baden-Württemberg qui ont un climat proche du nôtre et qui cultivent notamment le Riesling et le Müller Thergau. C'est en fonction de ses recherches et après avoir pris conseil auprès de plusieurs viticulteurs qu'il sélectionna, pour son terril, les nobles cépages suivants : Pinot Noir - Müller Thurgau - Riesling - Pinot Gris - Chardonnay - Gamay et des hybrides : Léon Millot et Seyval.
Les cépages qui ont été choisis conviennent à notre climat et réussissent très bien.
Le vignoble comprend 3000 pieds dont 800 Pinot Noir, 600 Riesling et 800 Müller Thurgau. Le reste est réparti entre les autres cépages.
            Où avons-nous appris ?
Il existe en Belgique une Association appelée "Les Cordeliers de St. Vincent" groupant de nombreux membres qui cultivent la vigne sur une échelle réduite pour leur propre consommation et qui donnent des conseils sur la culture de la vigne et sur la vinification.
Les "Cordeliers" cultivent généralement des hybrides et M. DUBOIS souhaitait passer aux cépages nobles.
Ce sont des visites au Grand-Duché, en Champagne, en Alsace et en Sud Allemagne qui lui permirent de se perfectionner de façon accélérée.
La lecture assidue de livres spécialisés et de revues françaises l'a fortement aidé dans sa recherche.
 
Il avait deux choses à assimiler : la viticulture et ensuite la vinification.
La vinification se fait entièrement par des méthodes naturelles et avec du matériel à la page, adapté bien sûr à une petite exploitation.
 
Comment est le vin du terril ?
Il est de qualité vraiment agréable et a le grand mérite d'être authentique. Il titre 10 à 11°. Il n'y a aucun coupage avec des vins extérieurs et les règles françaises de la vinification sont strictement suivies.
 
En vieillissant, la vigne donnera un produit de qualité croissante, cela étant bien connu.
L'équipe, toujours à l'affût de lectures, d'informations et d'expériences devient, elle aussi, meilleure.
Nous sommes, bien entendu, dépendants, comme ailleurs, des conditions atmosphériques et les pluies abondantes lors de la floraison, le manque d'ensoleillement et surtout la fraîcheur des nuits tout au long de l'été sont très préjudiciables.
La production moyenne est de 2 à 300 bouteilles par an. La récolte de 1982 qui connut un ensoleillement exceptionnel fut abondante et de bonne qualité : un record, 5000 bouteilles furent produites.
Dans les dernières années, la quantité se réduisit et, actuellement, nous récoltons de 1000 à 2000 bouteilles par an mais qui sont d'une qualité supérieure due à l'âge de la vigne.
Nous avons d'ailleurs participé à plusieurs concours vinicoles avec les vins "Château de Trazegnies" et nous avons remporté de belles distinctions.
En 1996, à l'occasion du Salon Megavino au Heysel à Bruxelles, les viticulteurs belges étaient invités à présenter leurs vins. Un jury d'œnologues professionnels dégustait les vins à l'aveugle. Sur les vingt-neuf vins présentés, six ont été sélectionnés et ont reçu le diplôme d'honneur. Parmi eux, le "Château de Trazegnies" Müller Thurgau 94 fut primé ! C'est le seul vin wallon qui a reçu cette récompense.
En 1997, le même concours avait lieu au Heysel et sur les 43 vins présentés, nous avons obtenu, pour le "Château de Trazegnies" Muller Thurgau 96, une honorable 13ème place.
En 1999, l'Association de Vignerons Amateurs "Les Cordeliers de St. Vincent" organisait, à Malonne, la traditionnelle journée d'appréciation de la production vinicole de ses membres. Le jury était composé de cinq membres, tous des spécialistes, qui ont jugé les bouteilles.
Notre vin "Château de Trazegnies" Müller Thurgau 96 a de nouveau été classé et a reçu le Certificat de Dégustation avec "Appellation Cordeliers".
 
 
 
En avril de l'an 2000, nous avons présenté des vins à la dégustation de "Cordeliers de St. Vincent" : le "Vieilles Vignes - Blanc 98" - nos vignes ont plus de 25 ans - le "Pinot Noir 94" et "Pinot Noir 96 du Château de Trazegnies". Le résultat analytique des vins, par les membres du jury, a été concluant : nous avons reçu trois diplômes. Le certificat de dégustation nous a été délivré avec la mention " 1er cru" pour le "Pinot Noir 94" et le "Pinot Noir 96" tandis que le "Vieilles Vignes" - Blanc 98" se voyait attribuer la mention "Appellation Cordeliers".
 
 
 
Ces résultats ont été acquis après des années de travail par l'équipe de bénévoles qui se dévoue pour entretenir le vignoble, procéder à la vinification, apporter ses soins à l'élevage, dans le but de poursuivre l'expérience unique et originale : planter un vignoble sur un ancien terril de charbonnage, créé en 1972 par M. François DUBOIS à l'âge de 67 ans.
M. François DUBOIS désirait que le vin soit mêlé à l'histoire locale puisque les étiquettes reproduisent non seulement le blason de l'illustre famille de Trazegnies mais portent aussi l'appellation de "Château de Trazegnies". De plus, le vignoble se trouve tout à côté du prieuré d'Herlaimont, dont la terre fut donnée vers 1135 à l'abbaye de Floreffe par un seigneur de Trazegnies et où furent inhumés ces gens de haut lignage pendant plus de deux siècles.
 
Et actuellement ?
Monsieur François DUBOIS a véritablement créé un vin local.
Malgré le décès de cet homme remarquable, le 23 mars 1979, l'expérience pilote du vignoble sur un terril continue, car il avait, en effet, constitué une société d'exploitation dénommée TERVIGNE.
Dans ses dispositions testamentaires, Monsieur Fr. DUBOIS a légué TERVIGNE, le terril avec le vignoble ainsi que le Grand Bois de Trazegnies à une fondation, dont les revenus sont destinés à l'A.S.B.L. "Les Amis du Château de Trazegnies" qui a la charge d'entretenir et de restaurer ce splendide monument classé.
 
 
Monsieur Robert DELCROIX a été nommé "gérant" de la S.P.R.L. "TERVIGNE" et il s'occupe activement du vignoble. Comme nous l'avons déjà signalé, c'est M. Jean VANDERSIJPEN qui planta le vignoble et s'en occupa pendant plusieurs années. Puis, c'est M. Roger LAMBRECHT qui prit la relève pour l'entretien et M.F PAPEGNIE pour la vinification. Au décès de M. François DUBOIS, l'installation avait été transférée à la ferme du Moulin à Piéton, gérée par Melle Renée DUBOIS et M. Roger LAMBRECHT.
Depuis le décès de M. Roger LAMBRECHT en 1998, c'est M. Michel WILMAN qui habite Trazegnies qui a accepté de s'occuper du vignoble et qui le fait avec beaucoup de passion. On ne s'improvise pas "vigneron" et il s'est documenté. Il a étudié dans les livres l'art de cultiver la vigne et il a reçu divers conseils.
Maintenant, il maîtrise parfaitement la technique de la taille et les travaux pratiques qui se succèdent tout au long d'une année. Ils sont nombreux : ébourgeonner, palisser, pulvériser, épamprer, effeuiller et vendanger. Il s'occupe aussi de la vinification, de l'élevage du vin et de l'embouteillage.
Tout le matériel qui était à Piéton a été déménagé et installé dans les caves médiévales du Château de Trazegnies où l'on procède à une véritable "mise au château". Nous disposons d'un tracteur pour l'entretien du vignoble. La vinification se fait entièrement par des méthodes naturelles et avec du matériel adapté bien sûr à une petite exploitation : fouloir, érafloir, pressoir, cuves et bouchonneuse.
 
 
Vinification dans les caves du château de Trazegnies
 
La fête du vin.
Monsieur François DUBOIS qui fut président de l'A.S.B.L. "Les Amis du Château de Trazegnies" a organisé au profit de la restauration du Château, en 1977 et 1978 des FETES DU VIN, dans le cadre du vénérable monument qui comprend un châtelet d'entrée (XVIe.) et une façade Renaissance (XVIIe.), tous deux d'une beauté exceptionnelle. Cette fête était agrémentée d'une vedette de la radio.
Par la suite, la fête du vin fut organisée au pied du terril, les visiteurs montaient au sommet pour admirer le vignoble.
 
 
La fête du vin au terril d'Herlaimont
 
Depuis 1980, le comité de la Radio "Tan Que Vive" avec, à sa tête, son Président, M. Jacques CHAPELLE et le comité des "Amis du Château de Trazegnies" dont M. Robert DELCROIX est président, organisent un peu avant les vendanges, les deux premiers week-ends de septembre, quatre journées "portes ouvertes" au vignoble avec une petite restauration : excellent jambon à l'os et vente de vin qui sont servis sur une terrasse en plein air devant le vignoble ou dans le chalet en bois en cas de mauvais temps.
Ces journées recueillent toujours un beau succès.
L'entrée est située rue de Piéton à Chapelle-lez-Herlaimont.
 
 
 
 
La fête du vin au terril d'Herlaimont
 
 
 
 
 
 
L'entrée du vignoble
 
Nous vous invitons à visiter cette réalisation et à venir déguster le vin de notre terroir qui est d'excellente qualité. Vous emprunterez un sentier forestier qui vous conduira à travers bois … au bout de dix minutes de marche, vous déboucherez sur le plateau et vous pourrez admirer le vignoble et ses belles grappes de raisin qui ont mûri tout l'été.
Un terril transformé en fonds boisé et sur lequel on découvre un vignoble, un verger, un potager, est sans doute unique au monde.
Cela se trouve en Belgique, venez le découvrir, vous passerez une journée agréable en pleine nature.
A.S.B.L. : "LES AMIS DU CHATEAU DE TRAZEGNIES"
6183 TRAZEGNIES  
 

 

A la découverte du vignoble

En venant de Piéton ou de Chapelle-lez-Herlaimont, le visiteur découvre le terril N° 7 de Bascoup.

C'est au sommet de ce terril, que se trouve le vignoble.

 

Vue du terril d'Herlaimont

 

Après avoir franchi la grille d'accès, on se dirige vers le vignoble par un chemin forestier en "pente douce".

 

Le début du chemin forestier.

 

 

 

Nous sommes ici au pied du terril...

 

La pente, comme on peut le voir, n'est pas très forte. C'est un véritable enchantement de se prommener dans cette fôret divertifiée par les essences de  ses bois. Une faune et une flore luxuriente vous attend.

 

Un dernier effort, et on y est ...

 

Saint François vous attent au sommet ....

 

.... et c'est la découverte du vignoble.

 

Un enchantement au sommet d'un terril...

 

 

 

 

Toutes ces vues se passent de commentaires....

 

Les vendanges et la vinification dans les caves du château de Trazegnies.

Les vendanges se font en octobre, voire quelquefois, en novembre. Tout dépent de conditions atmosphériques. Elles sont réalisées par des bénévoles, et on vient parfois de loin pour les faire. C'est toujours dans la bonne humeur qu'elles se font.

 

Un instantané des vendanges.

 

 

Vue des vendanges au terril d'Herlaimont.

 

Une vue des vendanges

 

Une autre vue des vendanges. On remarquera les petits paniers qui servent pour récolter les grappes de raisins lors de la cueillette.

 

 

 

La cueillette du raisin se fait à la main par des bénévoles.

 

 

Les raisins sont versés dans des grands bacs pour être acheminés dans les caves du château de Trazegnies.

 

Dans les caves du château, le raisin est immédiatement traité.

 

 

  

 

 

On transfère le jus dans des grands bacs d'attente.

 

La vérification du taux d'alcool.

 

 

 

Le contrôle du so2

 

 

La pose des étiquettes se fait ....... à la main.

 

Il ne reste plus qu'à le boire, avec modération, bien sûr !

 

 

 

Buvons du vin, c'est bon pour la santé.

 

 

 

 

En espérant que cette visite au vignoble et dans les caves du château de Trazegnies, vous aura été agréable et divertissante. Au revoir et ........ à bientôt

Actuellement, des visites guidées peuvent être organisées via le secrétariat du château de Trazegnies - info-activites@chateaudetrazegnies.be  (sur demande)

 

Fin de cette rubrique.

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Nouveau:

Le vignoble peut être visité  par groupee et en saison via le secrétariat du château de Trazegnies. 

info.admin@chateaudetrazegnies.be

info-activites@chateaudetrazegnies.be

 

 

 

 

 

Publié dans Le vignoble

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